Real Edition - IndexReal Edition - howl - IndexTu aimes voyager ?
J'aime bien l'avion, vu que je suis malade
en voiture.
As-tu réalisé que les gens parlent
beaucoup de l'aspect très « cool »
de tes influences et de tes choix
de productions et qu'elles peuvent
apparaître pour certains comme
étant un peu ironiques ? Stevie
Nicks quand même...
Je n'ai pas du tout essayé d'être ironique.
Ça n'a pas du tout été une démarche
consciente de ma part de faire sonner Ladyhawke
comme qui que ce soit. J'avais
mes héros en tête bien sûr, mais je pense
avoir apporté ma propre touche à cet ensemble
d'influences. Je pense que lorsque
le public aura l'occasion d'entendre l'album
intégralement, tous ces clichés passeront
par la fenêtre. Sur le disque, rien ne sonne
comme Stevie Nicks.
Mais les gens ont tendance à cocher
des cases pour cataloguer
plus facilement...
S'ils le font, c'est très négatif de leur part,
voire stupide. J'ai juste essayé de prendre
du plaisir en enregistrant de bonnes chansons,
alors s'ils s'amusent à penser que
j'ai délibérément voulu sonner comme tel
artiste du passé... Je ne pensais d'ailleurs
pas aller aussi loin, éventuellement sortir un
maxi depuis l'Australie, mais j'ai très vite
réalisé quand les événements ont commencé
à s'emballer pour moi que, de toute
façon, j'allais m'attirer des critiques.
Comment te fais-tu à ta nouvelle
situation de musicienne ? Tu as
un entourage, un groupe, un manager,
une maison de disques...
Je ne suis pas très cliente des à-côtés de
la vie de musicien. Les réunions avec les
avocats et compagnie... Et l'attente surtout.
On passe son temps à être le centre d'attention
puis laissé tomber, en permanence.
Enfin, comparé à ma situation avant - j'avais
l'habitude de dormir par terre ou sur des
canapés après les concerts – c'est très
appréciable. J'ai de la chance aussi d'être
entourée par un groupe fait de garçons
adorables, on s'entend tous parfaitement.
J'ai joué dans des groupes où l'ambiance
était très différente (rires).
Lis-tu encore ce que les magazines
et les blogs racontent sur toi ?
J'étais obsédée par mon profil Myspace, j'ai
moins de temps désormais, mais je répondais
à tous mes messages, je correspondais
avec beaucoup de gens, j'écoutais pleins de
groupes... Après la signature avec Modular,
le buzz autour de mon projet à commencé à
prendre, les blogs se sont mis à beaucoup
parler de moi, qui ne connaissait pas trop ce
monde là, c'était assez plaisant.
Maintenant, j'essaye de ne pas trop lire ce
qu'on raconte sur Ladyhawke. J'ai lu deux
interviews complètement réécrites, elles me
faisaient passer pour une idiote, j'étais extrêmement
vexée. Ça doit être la dernière
fois que j'ai lu un blog me concernant.
Tu as travaillé avec 4 producteurs
différents pour l'album.
Comment donner une unité à
un disque avec autant d'intervenants
?
En studio, je n'ai pas peur de donner mon
opinion. Mes producteurs sont d'excellents
musiciens, tout va vite avec eux. On s'est
assis et on a écouté un CD que j'avais préparé,
rempli de chansons que j'adore comme
« Cars » de Gary Numan ou « Rapture »
de Blondie, des références de production,
plus « Back Of The Van » que j'avais déjà
écrite.
Concert le 9 octobre
au Point Éphémère
Sortie de l'album le 22 Septembre
Modular/Barclay