Real Edition - IndexReal Edition - howl - IndexLADYHAWKE
Rendez-vous pris avec le petit chou blond
du moment, Pip Brown aka Ladyhawke,
jeune femme fraîchement signée sur Modular,
le label Australien de Presets, Cut
Copy, New Young Pony Club et compagnie.
Modular est une maison habituée aux
artistes à pedigree 00's nickel, sorte de
Marvel musical des Antipodes, collectionneur
de super héros pop comme
autant de X-Men cool à synthés. A l'annonce
de sa signature, bien entendu,
les chansons de Ladyhawke se retrouvent
rapidement must-have du moment
pour iPod au courant, les compteurs
de la page myspace s'affolent, les
artworks tuent et les fringues ad hoc.
Tant d'attributs cool pourraient rebuter,
mais on tient avec cette jeune fille un pac-
HOWL : Ça va bien ? C'est ta troi-
sième visite à Paris, tu as écrit
« Paris Is Burning » juste après
la première...
Ladyhawke: Ça va oui. Tu connais mon amie
Soko ? Je suis venue la voir la première fois
et j'ai dû revenir ici aux alentours du Nouvel
An, elle m'a baladée partout en Vespa. Et
j'ai quelques amis de Nouvelle-Zélande qui
habitent ici aussi.
J'ai rencontré Soko il y a environ 4 ans
en Australie. On est amies depuis tout ce
temps. Elle m'a envoyé un message « Tu
as l'air cool, soyons amies », nous sommes
restées en contact et elle a finit par m'écrire
un message disant qu'elle venait en Australie
voir des amis, on s'est rencontrées et
on s'est tout de suite très bien entendues.
En lui rendant visite à Paris ensuite, je suis
rentrée à Londres et j'ai écrit « Paris Is Burning
» d'une traite.
Tex T e pa r B.I.
De quel milieu viens-tu ? Tes parents
sont-ils musiciens ?
Ma mère chante et joue de la basse, elle a
participé à pas mal de groupes. Mon beaupère
est batteur de jazz, il était leader d'un
orchestre et donnait des cours dans toutes
les écoles autour de chez moi, il m'a appris
la batterie dès mes 11 ans. Mon père, lui,
est un fan de musique, avec des goûts très
rock.
Tu as commencé par la batterie ?
Oui, j'y suis devenue assez bonne très rapidement.
C'est probablement un instrument
plus facile à apprendre quand tu es jeune.
J'ai ensuite appris à jouer de pleins d'autres
instruments : on avait un grand salon installé
en salle de musique, avec une batterie, des
basses, des synthés, des boîtes à rythmes.
J'ai appris la guitare tout seule et j'ai tout
de suite écrit de très mauvaises chansons.
kage branché parfait et un lot de chansons
superbes, fraîches, finement produites,
sucrées et amères. Un cocktail happy
sad ajusté entre 80's et 00's, synthés limite
et guitares malignes, aux refrains balèzes,
idéal en toutes saisons, écrit par une fille
substantielle, ex-baroudeuse des scènes
rock océaniennes, ex-squatteuse de canapés
et compositrice douée.
A quelques minutes d'une balance, on
croise Pip autour d'une bière glacée. Finalement,
la Néo-Zélandaise,
ou Kiwi, comme elle enjoigne
à l'appeler, n'a rien
d'un petit chou et porte
facile son mètre soixantequinze,
jeans neige et chemise
à carreaux impensables
en ce jour caniculaire.
Pas d'expérience musicale honteuse
?
(Rires) J'ai joué dans un groupe de hardcore.
Pas néo métal non plus, pas de DJ
sur scène mais plutôt à la Refused. Ensuite,
j'ai enchaîné avec un groupe plus influencé
par The Clash ou Iggy and the Stooges, que
j'adorais. Après le split de ce groupe, je suis
partie vivre en Australie.
Quand as-tu commencé à écrire
l'album de Ladyhawke ?
Il y a environ 2 ans et demi, avec « Back On
The Van ». Et ça fait quasiment exactement
un an aujourd'hui que j'ai écrit « Paris is Burning
». Le reste a dû être fait dans l'année et
demie qui vient de s'écouler. Je suis assez
spontanée, je me pointe en studio et j'écris
en même temps que j'enregistre. Toutes les
chansons de l'album sont venues de cette
façon. Je reviens parfois sur les paroles si
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