Real Edition - IndexReal Edition - howl - IndexQuatre ans après la sortie de Bright Like Neon Love, synthèse habile de new wave et
d’électro pop, les Australiens de Cut Copy sont enfin de retour. Dan Whitford, leader
du trio, nous en dit un peu plus sur In Ghost Colours, leur nouvel album.
COUP DE COEUR
Cut Copy
Quatre ans après la sortie de Bright Like Neon Love, synthèse habile de new wave et
d’électro pop, les Australiens de Cut Copy sont enfin de retour. Dan Whitford, leader
du trio, nous en dit un peu plus sur In Ghost Colours, leur nouvel album.
Howl : Qu’est ce qui a changé entre
votre premier album et celui-ci ?
Je crois que nous voulions garder la même
sensibilité pop que sur le premier, tout en
évoluant vers un registre plus aérien et
psychédélique. Aussi bien au niveau du
son que des arrangements. On a écouté
beaucoup de pop californienne des 70’s, on
adore toutes les harmonies créées par ces
groupes. On a donc essayé de les adapter
à notre musique. On a passé beaucoup de
temps à travailler sur les textures, les effets
et les nuances.
Howl : Est-ce que vous écoutez
toujours autant de groupes
80’s ? C’est une influence majeure
pour vous, on dirait…
Moins que pour l’album précédent. Dès que
les gens entendent de la pop avec des synthés,
ils pensent tout de suite aux années
80. Mais des groupes comme Electric Light
Orchestra utilisaient des synthés aussi. Et
ils sont sûrement une influence plus importante
pour nous que n’importe quel groupe
des 80’s.
Howl : Beaucoup de groupes indie
dance actuels proviennent
d’Australie, peux-tu nous en dire
un peu plus sur cette nouvelle
scène ?
Ils paraissent nouveaux pour le reste du
monde, mais tous ces groupes sont de vieux
amis à nous (Knightlife, The Mercy Arms, My
Disco et bien sûr les Midnight Juggernauts).
C’est vraiment super qu’ils commencent à
avoir une reconnaissance, en Australie et à
l’échelle internationale, car les débuts ont
été difficiles, il n’y avait pas vraiment de public
chez nous pour ce genre de musique…
Howl : Vous êtes en tournée actuellement.
Tout se passe comme
vous le voulez ?
Au moment où j’écris ces lignes je suis assis
dans un van qui traverse l’Angleterre. On
est en train de faire la tournée des festivals
en Europe. Nous revenons à peine de Glastonbury,
où nous avons réussi à échapper
à la pluie. Mais hier un orage a éclaté alors
que nous jouions sur scène… Tous nos instruments
ont été trempés, je ne suis pas sur
qu’ils fonctionnent à nouveau un jour... Et j’ai
du mal à croire qu’on ne soit pas tous morts
électrocutés !
Céline Puertas