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Soirée goldrush
Guido a invité 12 guitaristes
à jouer de concert
une pièce musicale
qui avait été créée à
l’occasion de la fermeture du Pulp :
« Requiem ». Pour tout vous dire, faire
cette expérience ne vous laisse pas
intacts. C’est une perte de repères généralisée.
Les musiciens occupent tellement
la scène physiquement qu’on
ne sait plus où est la scène, le son est
tellement envahissant que l’on ne sait
plus d’où il vient, et les riffs successifs
se mélangent et se perdent en de
multiples échos, a tel point que l’on
ne sait plus s’il y a un riff.
Tex T e pa r D.S • ph o t o Laurie Lassalle
La Flèche d’Or • 12 juillet 2008
La Goldrush est une soirée thématique, bigarrée,
éclectique, exotique, énergique, névrotique. Cette
soirée est une pochette surprise. Tout le monde
n’aime pas les surprises. Certains ont besoin de
savoir ce qui les attend. Tant pis pour eux cette
Goldrush là était surprenante à en mourir.
Dans la foulée, Comité Centrale
et les The_bigger_
Splashes avaient été invités
à produire un spectacle
unique, occasion de démontrer à leur public
qu’ils sont capables de réitérer leur
prouesse de chanter live avec des micros
branchés. Cette performance incroyable intitulée
« L'inassouvance du désir ou l'amour
qui fait plouf », proposait donc de vivre une
expérience inédite en France : assister en
vrai à un « play back orchestra ».
Comité Central et ses marionnettes
nous ont donc régalé les yeux et
les oreilles, exécutant des chorégraphies
impossibles à reproduire chez soi, jouant
d’instruments inconnus du grand public,
et chantant avec un certain brio des tubes
ignorés de tous.
On a apprécié la prestation de Fakemannequin
pour son interprétation
toute automatique du tube Horny '08. On a
aimé l’attitude invraisemblable de Faune qui
danse sans bouger son corps, procédant par
petites touches, en faisant de légers mouvements
de tête et en jouant de positions de
mains inspirées. Enfin on a adoré Crame et
Marazm pour leur jeu de miroir incestueux
qui restera longtemps dans les mémoires
comme l’acmé jouissive de cette folle nuit.
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