Real Edition - Index

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Chroniques
Déjà un 9e album pour Herman
Dune. Les barbus végétariens sont
de retour avec Next Year In Zion
Arrivent-ils à confirmer leur néo
statut de groupe indie folk pour tous ?
«
Giant » avait révélé au grand public le
savoir faire du groupe pour de sensibles
morceaux très spontanés et enregistrés
sans luxe inutile de production.
Pour cette nouvelle livraison, on remarque d'emblée
qu'André le guitariste grand frère est toujours absent, visiblement
parti faire des albums sur 4 pistes en Allemagne,
depuis son débarquement volontaire à l'époque de la précédente
tournée. Désormais, le songwriting ne relève plus
que de David-Ivar, généralement auteur des titres les plus
clairs et enlevés. Souvenez-vous, les clips avec les enfants
et les marionnettes. Un Herman Dune nouveau donc, amputé
tout de même d'un auteur compositeur sur deux.
Mené par David et Neman le batteur / percussionniste, Next Year
in Zion explore donc la face la plus ensoleillée du groupe. On
croise des écureuils, des rivières (un peu partout), on écoute de
jolies déclarations d'amour sur rythmiques cow-boys (« My Home
Is Nowhere Without You »), on assiste peinés à des errances et
déceptions de globe-trotters à la Jeffrey Lewis (« When We Were
Herman Dune
Next
Year
In
Zion
Tex T e pa r B.I.
Still Friends »), on se roule dans les tapis de chœurs angéliques
(sûrement la petite sœur Lisa Li-Lund ici et là) et on finit par croiser
d'autres écureuils qui mettent de petites touches de cuivres. De la
poésie boisée. Malheureusement, certaines chansons ont encore la
marque de l'oreiller sur la joue, un soupçon paresseuses. « Zion »,
c'est un peu un long dimanche matin, ou samedi plutôt (« On A
Saturday »), ambiance « on est super cool à Brooklyn ». Ce qui est
toujours plus agréable à chroniquer que le 12e arrondissement.
Perdure tout de même l'impression que, si le groupe a toujours
défendu un esprit « do it yourself even if it's out of tune », on aurait
adoré entendre un peu plus de cette belle mélancolie qu'on éprouvait
sur les albums précédents, et surtout un peu plus de variété
dans les compositions. Restent de très jolis moments comme ce
« My Baby is Afraid Of Sharks », touchant comme tout, ou la jolie
confession « My Best Kiss », pour laquelle on imagine bien une longue
balade à pied dans une lumière d'octobre. Avec des écureuils.
Source Etc