Real Edition - Index

Real Edition - howl - Index

Cansei de Ser Sexy, les brésiliens favoris de ceux qui se moquent du football, ont publié un
épatant premier disque, ont tourné comme des chiens puis sont retournés en studio sans souffler
pour enregistrer la suite. Donkey confirme qu'on peut conjuguer substance et style, fond
et forme. Howl a rencontré le fond, Adriano, compositeur tatoué quasi exclusif du groupe et
la forme, la formidable performer Lovefoxxx, mini diva calée dans un canapé tout collant.
Lovefoxxx : On va ouvrir cette fenêtre là.
HOWL: OK. Vous êtes constamment sur la route.
Comment c'était de rentrer à la maison ?
L : On a même tourné pendant l'enregistrement. Je pourrais passer
plus de temps au calme mais bon, maintenant qu'on a un nouvel
album ça devrait être beaucoup plus excitant.
AdriAno : On tournait sans but, quasiment uniquement
dans le but d'enrichir un mec qui nous volait (NDLR : leur ancien
manager). Tout va bien maintenant, je suis passé à la basse, le nouveau
batteur est bon.
Comment gardez-vous l'enthousiasme intact avec
autant de dates ?
L : On passe toute la journée des concerts complètement dans le
gaz, on se montre des vidéos débiles sur Youtube...
A : Le public est sorti de chez lui, a acheté un billet, on leur doit
un bon show.
Donkey montre plus de maîtrise dans le songwriting.
L : Adriano écrit tout le temps, dans les backstages, dans les trains...
A : J' ai écrit 40 chansons, fait une sélection des 28 meilleures et
j'ai demandé aux filles de faire leur choix dedans.
L : On garde le reste pour les faces B pour ne plus être obligés de
demander des remixes.
Vous avez évolué instrumentalement aussi.
A : C.S.S. a vraiment commencé alors que nous étions tous débutants.
C'est pour ça d'ailleurs que nous avons dû nous séparer de
notre ex-bassiste. Elle prenait des cours de français plutôt que de
bosser son instrument. On est toujours amis.
Toutes les chansons sont courtes...
A : Si une chanson fait plus de 4 minutes, on n'aime pas la jouer
sur scène. A la Ramones.
L : Et cette fois-ci, toutes les chansons ont des refrains, ce qui
n'était pas le cas sur le premier disque. On a même pensé aux
breaks possibles pour le stage diving : « Là, je saute ».
Le songwriting est une forme d'art ou un artisanat ?
A : Les deux. L'idée c'est la partie artistique mais il faut beaucoup
bosser derrière. J'écris pas mal de chansons que je jette aussitôt,
histoire de me purger la tête en matérialisant aussi les mauvaises
idées. Même sous le stress.
La deadline était dure à tenir ?
L : Je savais qu'on s'en sortirait mais je ne savais pas comment.
(L'attaché de presse entre)
Ah. Au revoir. Vous écoutez quoi
ces temps-ci sinon ?
L : Beach House, de Baltimore, j'adore.
(NDLR : c'est en effet très bon).
Des Français ?
A : Mon Dieu... Euh...
L : Soko ! Sa chanson « I'll Kill Her » m'a
obsédée, à en devenir irritant.
A : Yelle ? / L : Ah bon ?
C.S.S.
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