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Chroniques
Il se passe encore
des choses en Floride ?
Il y en a qui se débrouillent pour percer audelà
de Jacksonville comme Lynyrd Skynyrd,
Limp Bizkit… (rires). La scène musicale
n’est pas très grande comparée à la
taille de la ville. Le plus dur est de sortir de
la ville, pour avoir d’autres personnes que
ces sempiternels 30-40 fans qui viennent à
chaque fois. Une de nos plus fortes volontés
était de sortir de la ville. Ça a commencé
par un ami qui nous a trouvé un concert à
Athens en Georgie.
Comment avez-vous réagi
quand le buzz a commencé
autour de vous?
Quand Pitchfork a parlé de notre page
MySpace, nous n’avions pas encore de disque.
Je crois que ça a été le début de tout.
On sonnait comme des enfants qui apprennent
à enregistrer des choses. Assez ludi-
Kids from Florida
In T e rv I ew pa r Benjamin Durand & Caroline Harleaux
Black Kids étaient de passage à Paris au début de l'été, pour une date au Nouveau Casino.
L'occasion de poser quelques questions au nouveau groupe qui fait sauter les kids en l'air.
que finalement. Je crois que c’est ça qui les
a séduits. De toute façon, notre disque est
terriblement adolescent. Avec une intention
un peu comparable à celle du premier album
de Weezer. Quand j’étais ado, c’était
mon disque de référence. Ca parlait essentiellement
de filles, et un peu de B.D. et de
Donjons And Dragons. Alors je me disais
que c’était fait pour moi !
Vous semblez partager
une même ambition
musicale avec des groupes
comme CSS ou Cut Copy ?
On se trouve de solides affinités avec ces
deux groupes. On partage une certaine
philosophie. Je crois qu’on partage un vrai
amour pour la pop music et qu’on cherche
juste à trouver le bon truc pour faire bouger
les gens. Je crois qu’au début, c’était
très important pour nous de faire danser les
gens, on voulait être un groupe pour faire
la fête tout simplement pour se différencier
des autres. On ne connaissait personne
autour de nous qui faisait une musique dansante.
On voulait faire un truc excitant.
Vous êtes très jeunes,
d’où vous viennent
toutes ces références 80’s ?
Je crois que c’est très spontané. Nous
avons des influences dans toutes les décennies,
mais celles des 80’s ressortent
plus. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Je
me dis qu’on était très jeunes et qu’on devait
assimiler toute la musique qui passait
lorsque nos parents allumaient la radio…
Une période où on captait ça avec toute la
fraîcheur de l’enfant. Après c’est plus compliqué,
quand tu deviens ado, tu te consumes
dans la musique, enfin, le rapport est
différent, tu n’écoutes plus la musique de la
même manière. Je ne sais pas trop ce que
je te raconte là, mais ça doit être ça.