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un répertoire de chansons qui tuent, des ins-
truments acoustiques et de belles voix qui
susurrent dans l’oreille, pris avec des micros
allemands qui laissent entendre salives et respirations.
« Hollywood, Mon Amour » se veut un exercice
câlin de réhabilitation dans la transformation de ces scies
plutôt agréables et bien écrites, bande son des boums régressives,
en attendant le retour de Creeks et Naf Naf.
Les titres originaux choisis masquent pour la plupart leurs qualités
de composition dans une production vitamine C d'époque. Ici, tout
est remis à plat, pas de traitement de faveur : guitares acoustiques
arpégées, Fender Rhodes ou piano, Glockenspiel et balais gentillets
prévalent. Forcément, l'uniformité pointe. Surtout qu'on peine
vraiment à discerner les timbres des différentes jeunes femmes.
Toutes chantent très joliment donc, mais l'intérêt des relectures est
généralement à aller chercher du côté des nouveaux arrangements
Sortie le 6 octobre 2008
nouvelle nouvelle nouvelle Vague. Marc collin
a recasté quelques copines chanteuses pour poser
leur joli timbre sur de souples arrangements rêveurs,
relectures de tubes. cette fois-ci, c'est aux b.o. de films
américains des années 80 de passer au scanner.
plutôt que de leur incarnation. Une reprise peut être « décalée » ou
« amusante », sinon, elle se doit d'amener l'original ailleurs – les
« American Recordings » de Johnny Cash par exemple.
Sur « Hollywood, Mon Amour », seules - et ce n'est probablement
pas un hasard - Yaël Naïm et Juliette Lewis donnent à entendre
autre chose qu'une partition rabâchée sympathiquement mise en
musique. La première ramène l'immense mélancolie cachée dans
le « Flashdance... What A Feeling » en ralentissant l'allure. Sur « This
In Not America », Lewis, elle, a la chance de posséder un organe
original et d'être doué pour retransmettre ses émotions – plus pratique
pour donner chair aux paroles. Mention tout de même à Cibelle
qui propose un décalage amusant pour le « Footloose » de Kenny
Loggins, anciennement tube power pop hymne à la danse jogging.
Ici le morceau est travesti en boogie piano et offre un sens anachronique
au tube d'origine. Le reste du temps, ça baille gentiment
et on entend bien la salive.
Par B.i.
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Musique